Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 20:34

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Sur mon compte twitter (@JFGOUHIER) j'ai vu passer aujourd'hui un tweet dirigeant vers une page du quotidien Les échos consacré aux résiliations des assurances complémentaires santé, je sais bien qu'il arrive qu'on ne soit pas au top journalistiquement parlant, mais quand il s'agit de fournir un conseil aux assurés et dans le cadre d'un quotidien à l'échelle nationale, ça devient embarrassant.

Fâcheux manquement

Or que trouve-t-on dans ce billet consacré au mode d'emploi de la résiliation, ou plutôt que n'y trouve-t-on pas? Tout simplement une référence aux contrats non soumis à la loi Chatel...  Cela fait plusieurs années maintenant que je dénonce l'existence de ces contrats qui sont des contrats de groupes, mais qui ne sont pas des contrats collectif d'entreprise. Ce sont des contrats de groupes, mais destinés aux particuliers, on appelle ça des "contrats de groupe à adhésion facultative" et la résiliation de ces contrats est souvent source de grande surprise pour les assurés concernés, en particulier s'il n'ont pas le "background" leur permettant de faire face au problème (on peut penser aux personnes âgées par exemple).

 

Pas si anecdotique

Le cas pourrait être anecdotique, si un nombre important de contrats d'assurance santé n'était pas concernés, peut-être même que vous qui me lisez avez souscrit sans le savoir un de ces contrats, pour le savoir, il suffit de lire les termes de votre contrat. Pour comprendre de quoi il s'agit, je vous invite à vous lire l'article suivant .

 

Quiproquo

Le souci qu'ont les personnes ayant souscrit ces contrats, c'est qu'ils résilient en utilisant la loi Chatel, et en toute logique ils reçoivent quelques jours plus tard un retour de leur assureur leur indiquant que la résiliation n'est pas possible selon ces modalités. Généralement le délai de résiliation - du fait de cette erreur - se retrouve dépassé et les assurés doivent quant à eux attendre une année supplémentaire. Pire, il y a de nombreux cas, où ils souscrivent une assurance au moment de la résiliation ou peu de jours avant et se retrouvent avec deux contrats à payer par la suite, avec toutes les tracasseries qui s'ensuivent pour obtenir la résiliation du second contrat, ou annuler les mises en recouvrement...

 

Le rapport Mayaux

Un rapport, dit "rapport Mayaux" du nom de son auteur,  sur l'application de la loi Chatel a été commandé par Christine Lagarde, mais ce rapport n'a guère commenté les dispositions que j'évoque plus haut, et l'UNOCAM dans ses recommandations et engagements ultérieurs en matière de transparence et de lisibilité des contrats n'a eu garde de s'en occuper non plus...

 

Conclusion : Le journaliste des Echos, au lieu de faire de la pub (peut-être involontaire) pour le comparateur d'assurance Assurland devrait peut-être travailler un peu plus ses sujets... Mais que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre comme on dit (je m'abstiendrai).

 

Lire l'article des Echos : http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/actu/0201771151433-assurance-le-mode-d-emploi-pour-resilier-256416.php

 

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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 12:07

page facebook de l'assureur médéric

 

News Assurance pro a consacré voici quelques jours  un article conséquent  à la présence des assureurs sur les médias sociaux, cet article qui présente un certain nombre d’initiative en les commentant brièvement mérite cependant d’être complété.

 

Nouvelle tendance

Je m’intéresserai dans ce billet au cas de Malakoff Médéric, qui propose une démarche tranchant résolument avec ce qui se fait en ce moment en termes de présence sur le web communautaire, ou tout au moins dont la démarche à défaut d’être isolé est emblématique d’une nouvelle tendance, à des années lumières par exemple de la stratégie « Cerise » de Groupama, ou d’autres stratégies  plus « neutres » d’autres assureurs.

 

Un risque somme toute relativement mesuré ?

Comme le note le journaliste auteur de l’article, Médéric prend le risque de faire de la relation client et donc je cite de  s’exposer « très fortement aux clients mécontents et aux détracteurs ».  Mais ce point de vue doit être nuancé sur plusieurs points :
1)    La modération est tout à fait possible sur Facebook, et cela à plusieurs niveau : Les publications sur le mur, de même que les commentaires peuvent être modérés avant publication, ce qui permet de limiter le risque.
2)    Même dans les cas où des utilisateurs de Facebook créeraient par la suite une page sur laquelle ils témoigneraient de pratiques de censure sur la page facebook de Médéric, il est somme toute relativement simple de gérer une « communication de crise » sur cette question ex post.
3)    Le risque de création de page par des assurés mécontents existe que le groupe crée ou non une page mettant en avant la relation client.

Un travail de grande ampleur

C’est une équipe de 6 experts qui assure la gestion des requêtes émanant des internautes, car c’est bien de cela qu’il s’agit : Les interventions concernent majoritairement des questions parfois relativement pointues et qui - je parle d’expérience - nécessitent un fort investissement en temps. Le journaliste de NA note qu’au moment de sa visite il n’y avait aucune requête sans réponse, au moment de la mienne (à midi ce jour) il y en avait dix, pour des questions posées la veille au soir. Cela n’a bien sûr rien d’étonnant.

 

Conclusion :

Cette page présente l'image d'une organisation soucieuse de sa relation client, et globalement laisse une empreinte positive sur l'internaute. Cette empreinte sera d'autant plus positive que l'assureur (mutuelle ou compagnie d'assurance) a des valeurs et une culture crédibles à proposer.   Comme je l'ai expliqué plus haut, compte tenu du fait que le risque d'exposition avec des médias modérables tels que Facebook est relativement faible, il y a fort à parier que l'initiative de MM fasse des émules. Reste à chiffrer le poids de la mesure à l'année...

 

Source :

http://pro.news-assurances.com/blog/assurance-e-reputation-classement-des-10-assureurs-ayant-les-membres-les-plus-actifs-sur-facebook/0169231614

 

http://www.facebook.com/Les.Experts.Malakoff.Mederic?sk=app_195845117117710%20

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:35

image d'un ouvrage sur le mutualisme au royaume uni

 

Sur le site Policy Network, un think tank anglais orienté à gauche, on trouve depuis le 26 octobre en libre téléchargement un ouvrage qui ne pourra que réjouir tous ceux qui militent en faveur d'une plus grande place du mutualisme au sein de nos institutions et de notre économie bien sûr.

Un thème fort pour le retour du Labour sur la scène du débat politique

Le titre de l'ouvrage "What means Mutualism for Labour" est déjà un manifeste en soi. Mais pour les auteurs de cet opuscule, le terme de mutualisme se conjugue au sens large, et au final essentiellement sur le plan économique ou il  pourrait constituer la vraie nouvelle réponse du Labour à la théorie de la "Big Society" des conservateurs. Comme indiqué dans le préambule de l'ouvrage, le mutualisme pourrait bien constituer le grand retour du Labour dans le débat des idées.

 

Un handicap qui constitue un atout?

Curieusement, l'un des défaut du mutualisme tel qu'il est présenté page 45, est précisément un de ses atouts, en une période cautionnant quelque part l'irresponsabilité, quitte à recourir à intervalle régulier à l'image vertueuse de "gouvernements responsables" invitant à serrer les ceintures : Les solutions mutualistes sont en effet "Risk adverse" c'est à dire qu'elles ont tendance à privilégier de par leur nature les investissements et les solutions dans lesquelles le risque est limité, tout simplement parce que leur membres ne sont pas des actionnaires au portefeuille diversifié cherchant avant tout la rentabilité (parfois immédiate) au risque de compromettre parfois la pérennité de "l'outil" dans lequel ils investissent. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y pas une place à conquérir pour le mutualisme dans l'industrie manufacturière, c'est du moins l'une des thèses défendue dans l'ouvrage.

 

Le régime à part du Royaume-Uni en ce qui concerne les complémentaires santé

On rappellera pour ceux qui l'ignorent qu'il n'existent pas au Royaume-Uni d'équivalent de nos Mutuelles santé au sens strict, les compagnies d'assurance privées détiennent l'ensemble du marché, et les conditions d'adhésion sont beaucoup plus strictes (utilisation majoritaire des questionnaires de santé), il est possible d'y déroger mais les tarifs des primes sont alors beaucoup plus élevés. De même, les montants de ces primes - comme aux Etats-Unis tiennent compte des antécédents de santé du patients, les assurés atteints de pathologies chroniques sont bien moins lotis que dans un système plus protecteur comme celui de la France, même si on s'en souviendra, le gouvernement de François Fillon a récemment tenté de faire une brèche dans notre système en augmentant la taxation des contrats solidaires et responsables des complémentaires santé (qui n'imposent pas de questionnaires médicaux), et donc en diminuant l'incitation qu'ont les assureurs à les commercialiser...

 

L'ouvrage de Policy Network en libre téléchargement : http://www.policy-network.net/publications/4078/What-mutualism-means-for-Labour

 

Pour aller plus loin sur ce sujet :

Why mutualism is the way forward for public services

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/dec/14/mutual-interest-public-services

 

Mutualism and healthcare

http://books.google.com.ec/books/about/Mutualism_and_health_care.html?id=tDvqCN5aUdUC

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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 13:03

photo de l'intérieur de l'assemblée nationale

 

Le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale aura été l’un des tout premiers motifs d’affrontement au sein de la nouvelle composition de la chambre haute. On ne se plaindra certes pas que les dispositions contenues dans le projet original, en passant « en force » dans le débat public, connaissent une audience plus large.
En qualifiant d’irresponsable et d’irréaliste ce projet (le fameux triple I), la commission des affaires sociales aura au final renvoyé dans les cordes une majorité qui tente précisément d’assoir la prochaine candidature de Nicolas Sarkozy sur ces thèmes de la « responsabilité » et du «réalisme ».

 

 

Une action du Sénat en faveur des OCAMS   

Pour les organismes complémentaires santé, les retouches apportées au texte sont certes de bon aloi : En revenant sur le principe du doublement de la taxation des contrats solidaires et responsables, la commission se fait l’écho de l’important mouvement de protestation qui s’est fait jour au sein des mutuelles pour dénoncer une mesure qui selon le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard aurait pour conséquence d’aggraver encore un peu plus les inégalités de santé.

Hausse du forfait social

La commission aura donc au final choisi de faire porter sur les employeurs, via une augmentation de 3 points du forfait social, qui concerne les rémunérations exonérées de cotisations de sécurité sociale (mais qui sont cependant assujettis à la CSG)  et est est affectée à la CNAMTS.

La création du secteur optionnel remis à plus tard

Parmi les autres mesures touchant directement les assurances, la question du secteur optionnel – passé en force sans vraiment de négociations avec les OCAMS, posait aussi un gros problème de fond, même si l’on ne saisit pas toujours la position des mutuelles sur la question, la Mutualité Française refusait au final une création en l’état actuel des chose d’un secteur optionnel.
(http://www.mutualite.fr/L-actualite/Assurance-maladie/Budget-de-la-Secu-pour-2012-les-deputes-votent-la-creation-du-secteur-optionnel), la commission des affaires sociales a retiré la création du secteur du projet de loi. Reste à savoir, à l’issue des discussion au Sénat (aujourd’hui jeudi) comment vont se passer les choses en commission mixte paritaire à partir de la semaine prochaine, sachant qu’en absence d’accord c’est l’assemblée nationale qui aura le dernier mot pour un votre définitif le 29 novembre.Rendez-vous donc dans trois semaine...

 

 

En plus

 

 

Le point de vue du quotidien du médecin : http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/le-senat-detricote-petit-petit-le-plfss-2012

Qui mentionne le projet d'abandon d'un des socles du dispositif TEPA (exonérations de charges pour les heures supplémentaires)

 

Un point de vue "pharma" : http://pharmanalyses.fr/plfss-2012-senat-et-ciss-demandent-a-revoir-la-copie-du-budget/

qui fait la part belle aux points de vue des associations de patients

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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 17:18

capture d'écran de la page d'accueil du site du groupe PHR

 

Les sondages, une valeur sûre

Les sondages sont un bon moyen de se  faire de la publicité à bon compte, c'est d'autant plus vrai depuis qu'internet s'est immiscé dans la vie quotidienne des Français. Commander un sondage c'est (notamment) donner l'occasion aux journalistes ou aux blogueurs de parler de vous, voire encore mieux pour ceux qui sont soucieux de référencement, d'amener des "liens" vers votre site.

 

Les Français et leur système de santé

Le groupe PHR (Groupement des pharmaciens d'officine) , si j'ai bien compris un concurrent de l'enseigne GIPHAR a réalisé une grande étude dont je viens de consulter le volet consacré à l'automédication via le blog http://actu-assurance-sante.net/ . Sur le site du groupe, l'étude en question est qualifié d'ailleurs plutôt de "Baromètre" (un terme très en vogue dans le petit monde du sondage), en l'occurrence il s'agit d'un baromètre de la santé, réalisé en collaboration avec l'institut IFOP

 

Un point de vue intéressant que celui adopté pour cette étude intitulée  "les Français et le système de santé" puisqu'il couvre les thèmes assez larges :

 

  • Le budget que les français consacrent à leur santé,
  • Le comportement adopté face aux médicaments,
  • Le rapport et la confiance qu’ils accordent à leur pharmacien,
  • La place qu’ils confèrent au pharmacien au cœur du parcours de soins,
  • Comment les français perçoivent l’avenir du système de santé,
  • Quelle est leur sentiment quant aux réformes de santé ?
  • Le rôle actif des mutuelles
  • L’inter-professionnalité

Source :

http://www.groupephr.fr/actualites/sortie-du-barometre-groupe-phr-ifop-sur-le-comportement-des-francais-en-matiere-de-sante.

Même si l'on voit bien que c'est plutôt la thématique médicaments/pharmacie qui fait l'objet de l'essentiel de la couverture, logique me direz-vous.

 

Consulter le baromètre : http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1646

Télécharger directement le baromètre : http://www.ifop.com/media/poll/1646-1-study_file.pdf

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