Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 17:49

Lire le début de l'article

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(Prévalence des ALD par départements)

 

Ce serait le nombre de malades qui serait en augmentation, le montant des dépenses par patient n’aurait progressé que de 2 % en 2010. D’où peut-être la tentation (forte ?) de prendre le nombre de patients comme variable d’ajustement. Le problème c’est que le même rapport pointerait du doigt un recours insuffisant à la prévention pour certaines catégories sociales – généralement les plus défavorisés ne nous voilons pas la face - ainsi qu’un « manque d'équité dans l'accès aux soins » (Bref une montée en puissance des inégalités de santé) ; manque d’équité qui serait principalement induit par une augmentation des dépassements d'honoraires.
Voudrait-on reparler d’une éventuelle mise en place du secteur optionnel ? Les dépassements d’honoraires sont bien évidemment LE FAIT scandaleux que nous sommes nombreux à dénoncer, mais n’oublions pas que ces dépassements sont aussi orchestrés avec la bénédiction des pouvoirs publics...

 

Explication  :


- Maintenir des tarifs opposables trop bas, c’est bien sûr consacrer le principe du dépassement par les professionnels de santé, ainsi l’augmentation du revenu des médecins sur les 20 dernières années est majoritairement assurée par les dépassements. C’est comme si l’assurance maladie leur avait envoyé le signal suivant : Payez-vous sur les dépassements, il n’y a qu’à voir comment le gouvernement se fait prier pour revaloriser – Ne serait-ce que d’un euro - le tarif de la consultation des généralistes… N’oublions pas cet aspect des choses quand on médite sur la question.

 

- Maintenir des tarifs opposables bas, c’est aussi solliciter de manière forte, les assurances complémentaires santé. Le problème c’est que celles-ci, à la différence de la Sécurité sociale, n’assure pas une prise en charge égalitaire : Elles remboursent mieux ceux qui payent plus, tout simplement, plus la part des assurances est importantes dans la prise en charge, plus importantes sont donc les inégalités de prise en charge en fonction du revenu, et donc au final les inégalités d’accès aux soins.
Il est en effet notoire que le renoncement aux soins, ou leur différement dans le temps est directement connecté à la qualité de la couverture santé… Cela vaut pour les consultations de spécialistes, pour le dentaire, etc.
À ce titre, mettre l’accent comme le fait la CNAMTS sur le manque d’information sur l’aide à l’acquisition à la complémentaire santé est un peu hypocrite : Les contrats à l’aide de ce dispositif sont notoirement connus pour l’insuffisance de leurs garanties…
Supprimer, ou rendre moins accessible l’accès au dispositif des ALD – qui autorise donc la prise en charge à 100% - reviendrait peut-être au final à aggraver encore un peu plus les inégalités de santé, car les patients en ALD se recrutent en majorité dans les classes les moins favorisées. D’un autre côté, remettre en cause le principe de l’égalité de la prise en charge (comme le modèle du bouclier sanitaire l’envisage) serait probablement ouvrir une boîte de pandore…

 

Aller plus loin :

 

Appel à une vigilance citoyenne pour la sauvegarde du régime des ALD

Par domi - Publié dans : Maladies chroniques / ALD - Communauté : Media - Actualité générale
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 17:35

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J'ai déjà consacré plusieurs articles à la question de la résolutions des litiges avec les assureurs. Dans un premier temps ces articles portaient principalement sur les litiges résultant des problèmes de résiliations des assurances complémentaires santé. à l'époque c'était encore l'ACAM (autorité de contrôle des mutuelles et des assurances) qui chapeautait les assurances et les mutuelles, elle recevait à ce titre un nombre relativement important de recours... Qui auraient du pour la plupart passer par le tamis de la médiation des assureurs. Chaque année, l'ACAM publiait donc un rapport annuel sur son activité "recours", le dernier en date est toujours disponible sur le site de l'ACP. Son successeur en fera-t-il de même? Pas si sûr...

 

Sur le site de l'ACP, Il est toujours possible de signaler via un formulaire, un litige avec un assureur ou une mutuelle. Mais c'est clairement vers les différents médiateurs que sont renvoyés les assurés. Le problème c'est que tous les assureurs et toutes les mutuelles ne recourent pas forcément aux bons offices du médiateur de l'organisation dont elles sont censées dépendre : Assureurs et mutuelles peuvent disposer de leur propre médiateur si elles le souhaitent. Dans ce cas de figure le recours à l'ACP s'avèrera bien sûr indispensable, à moins de passer par une association de consommateurs.

 

Recours de plus en plus fréquents de la part des assurés


Dans cette perspective,  il était logique que les assurés se tournent de manière croissante vers les différents médiateurs, et c'est bien ce qu'ils ont fait ; le problème étant que ces différents services de médiation sont réduits à la portion congrue en termes de ressources humaines - et que le nombre croissant de dossiers, pèse nécessairement de manière toute aussi croissante sur l'activité.


Ainsi le médiateur du Gema, Georges Dury dans son dernier (et ultime) rapport déclare qu'un nombre important de dossiers envoyé en médiation 2010 concernait des réexamens de dossiers pour lesquels un avis avait déjà été rendu... Des dossiers qualifiés de particulièrement chronophages par Georges Dury.
étant donné qu'il est peu vraisemblable que les choses s'arrangent, on imagine au contraire que le nombre de litiges risque d'augmenter sensiblement dans les années à venir, la source de ces litiges pourrait naître d'ailleurs en partie de l'automatisation des process qui se généralise dans la profession. Lire à ce sujet l'article suivant à propos de l'automatisation des procédure d'expertises et de contrôle des devis des réparateurs par les assureurs :http://lexique-assurance-voiture.com/2011/06/29/une-solution-logicielle-au-service-des-assurances-pour-les-devis-dans-lexpertise-automobile/

 

Dans le prochain article à suivre toujours sur le sujet de la médiation et des litiges dans les assurances, nous tenterons d'aller plus loin, éclairant notamment certains points de droit, et en analysant la typologie des recours en fonction des différents médiateurs.

Par domi - Publié dans : Médicaments - Communauté : Media - Actualité générale
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 15:18

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C'est la grande nouveauté de ces dernières semaines, et c'est semble-t-il directement connecté à la fameuse affaire du Mediator. Les patients ont désormais la possibilité de déclarer directement à l'afssaps les effets indésirables liés à la prise d'un médicament. Un formulaire est disponible à cet effet sur le site de l'Agence, assorti d'un guide d'utilisation. Cette possibilité est la conséquence directe d'une des dispositions de la loi HPST de 2009, qui énonce notamment le principe de déclaration diecte par le patient et qui vient d'être mise en application par deux textes réglementaires parus dans le journal officiel du 12 juin 2011.

 

Mise à contribution du patient

Cette participation directe du patient au système national de pharmacovigilance permettra idéalement d'optimiser dans la surveillance et la gestion du risque médicamenteux. Déjà expérimenté par l'Afssaps et les associations de patients, ce système avait mis en évidence l'intérêt de l'apport direct du patient, pour mieux évaluer les risques liés  aux médicaments.  à noter cependant que l'AFSSAPS conseille cependant de recourir aux bons offices d'un médecin ou d'un pharmacien pour la confirmation de l’effet indésirable et la conduite à tenir.Sachant d'autre part qu'il convient de déclarer les effets indésirables au plus tôt, idéalement juste après leur survenue.

 

Mode d'emploi

Peuvent être déclarés :
- les effets indésirables suspectés pouvant être liés à la prise d’un ou de plusieurs médicaments,
- les "mésusages, abus ou erreurs médicamenteuses (avérés ou potentiels)". Si je ne m'abuse on pourrait considérer ce volet, comme un contrôle par le patient de l'activité du médecin. Je me demande aussi - en repensant à l'affaire du médiator - Les prescription Hors AMM ne sont pas visées.
 

Peuvent déclarer :
- les patients ou leur représentant, ou les associations agréées sollicitées par le patient.

à qui déclarer :

- au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont dépend le patient - les coordonnées étant indiquées au verso du formulaire de déclaration.     


Conclusion 

Une énorme source de données potentielles qu'il faudra probablement apprendre à gérer, et probablement une non moins énorme opportunité d'avancer en termes de santé publique dans l'évaluation du risque lié aux médicaments, avec pour le coup, une "enquête grandeur nature" étendue à l'ensemble de la patientèle concernée.

 

Repères

Page de l'Afssaps avec la notice explicative et les formulaires de déclaration :

http://www.afssaps.fr/Activites/Comment-signaler-ou-declarer/Effet-indesirable-lie-a-l-utilisation-d-un-medicament-Pharmacovigilance/%28offset%29/0

 

Liste des centres régionaux de pharmacovigilance :

http://www.centres-pharmacovigilance.net/

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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 15:55

 

 

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Retraites complémentaires, assurances dépendance... Un "créneau" de toute évidence promis à un bel avenir, le délégué général de Mederic, Guillaume Sarkozy, a sans-doute apprécié l'absence de tabou encouragée par son frère de président quand il parle de recourir à des solutions impliquant le privé pour résoudre l'équation dépendance. Guillaume Sarkozy - un ancien du MEDEF - est par ailleurs pour la petite histoire membre du Conseil de Surveillance et du Comité d'investissement du groupe Korian, le premier exploitant privé du secteur de la prise en charge globale de la dépendance. 

       

Un droit à l'information inscrit dans la loi

 

Les Echos patrimoines consacraient il y a une dizaine de jours un dossier sur l'information Ainsi, nombreux parmi nos concitoyens seraient ceux qui restent dans une relative ignorance de ce qu'ils percevront une fois sonnée l'heure de la quille. Alors que le droit à cette information existe : Il s'agit de la Loi Fillon d'août 2003. Deux documents émis par le GIP info retraite, matérialiseraient ces dispositions légales, le Relevé de situation individuelle (RSI) et l'Estimation indicative globale (EIG), or ces deux états présentent encore selon les Echos des imperfections que je résumerai dans un vademecum annexé à cet article.

  

Des simulateurs qui simulent mal



On se souvient que Christine Lagarde a annoncé récemment son intention d'organiser davantage de contrôle sur l'information fournie par les comparateurs d'assurance. Pour ce qui est de notre problème d'information sur les retraite, c'est un autre outil des assureurs et des banques qui serait épinglé, là aussi pour sa fiabilité : Les simulateurs de retraites. Ainsi on releverait des différences de 15% à 70% en fonction du simulateur choisi... Un peu embarrassant... Hic supplémentaire : Ces simulateurs en ligne fonctionnent à partir des informations fournies par l'utilisateur, qui a tendance à oublier "naturellement" certaines données au moment de compléter les champs requis, sans parler bien sûr des éventuels oublis figurant dans les RSI et EIG... Bref, un service rendu très moyen, alors que les attentes sont fortes...

 

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 13:49

 

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Les recommandation de la HAS et de la mutualité française en matière de lunettes

 

Sur le site de la mutualité Française un petit récapitulatif, à propos des récentes recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)  en ce qui concerne le renouvellement des lunettes. L'occasion d'apporter quelques précisions utiles pour la fédération des mutuelles et surtout de souligner les limites du dispositif légal qui permet désormais de se faire contrôler la vue directement chez son opticien muni d'une ordonnance de moins de 3 ans : Les Français ne le savent pas forcément,  mais depuis 2007  les opticiens sont désormais habilités à réaliser des examens de la vue directement dans leur magasin à condition notamment que le patient soit âgé de plus de 16 ans.

Pas de sujets qui fâchent dans cette interview qui se garde bien - peut-être à raison qui sait - d'aborder les abus en la matière de la part des optciens bie sûr pour rester dans le factuel - Pour information j'ai rencontré personnellement le cas ou un opticien qiu me proposait de faire passer une paire de solaire sur la mutuelle par je ne sais quel artifice dont je n'ai malheureusement pas conservé le souvenir (j'ai refusé).

 

Source :

 

http://www.mutualite.fr/L-actualite/Soins/Renouveler-ses-lunettes-de-vue-en-toute-securite

 

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1046277/renouvellement-des-lunettes-de-vue-quelles-modalites

 

 

 

La gestion médicale en question

 

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Alors que les Etats-Unis lors de la réforme de santé du président Obama se sont inspirés  de l'Europe et surtout de la France ; celle-ci s'inspire aussi - a contrario? - de manière croissante de la doctrine anglo-saxonne en matière de prise en charge santé. Une progression pour une régression? Allez savoir.

 
toujours est-il que le concept de "medical practice manager" qu'on pourrait traduire approximativement par "gestionnaire médical" est probablement  en train de s'introduire tranquillement dans le modèle Français. Un concept américain, certes mais qui n'est pas étranger à l'Assurance maladie, puisqu'il a été un des outils/ressort de la maîtrise des dépenses de santé au cours des décenies précédentes, mais qui semble pour le moins plus en avance outre-atlantique... Pour le meilleur ou le pire? Je vous laisse le soin de répondre vous même à cette question. 


Si vous vous intéressez à cette thématique je vous recommande donc la lecture de ce blog  http://www.managemypractice.com/ qui vous l'aurez compris traite précisément de notre sujet, et publiait avant-hier un article qu'on pourrait qualifier de "cas d'école" : "Physician Productivity Bonus Model: A Hybrid of Work RVUs and Encounters". Ce qui est en cause ici, outre l'efficacité du "modèle médical" ce sont notamment les modes de rémunération des médecins, et leur rapport coûts/efficacité : des données qui ne laisseront indifférents  ni les personnes qui réfléchissent  à l'évolution du système de santé, ni bien sûr les mutuelles et assurances complémentaires santé
Ce qui est étudié dans cet article c'est le modèle des RVUs ou "Relative Value Units", qui pourrait bien être l'avenir - là encore  pour le meilleur ou pour le pire - de notre médecine généraliste : Les "Relative Value Units" sont le critère de base pour mesurer aux USA tout service médical  proposé par les médecins, il sert notamment à déterminier le niveau de remboursement qui est versé au professionnel de santé en échange du "service rendu". La plupart des assurances santé utilisent les RVUs pour calculer les remboursements effectués à leurs assurés.


Ce qui est comparé ici, ce sont les visites classiques - telles que les pratiquent nos généralistes par exemple - avec des médecins pratiquant les RVUs : On y parle de productivité comme le laisse bien entendre le titre, toute la question étant bien sûr de savoir dans quelle mesure la "productivité" rencontre les "objectifs de santé publique" définis...

 

Source :


http://www.managemypractice.com/physician-productivity-bonus-model-a-hybrid-of-work-rvus-and-encounters/

 

 

 

 

Par domi - Publié dans : Médicaments - Communauté : Avis Mutuelle
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