Thomson Reuters vient de rendre publique sa liste des meilleurs systèmes de santé (Health Systems) aux Etats-Unis. En fait en l'occurence « Health system » se trouve être un faux amis qui mesure les importantes différences entre le systèmes de santé (au sens où nous l'entendons en France) Américain et Français.
Attention aux anglicismes
Par « Healh system » il faut plutôt entendre « réseau de santé » (au sens où l'on parle par exemple du réseau de santé de la Mutualité Française, qui comprend des Centres de santé, et des hôpitaux), ou « réseau de cliniques » (au sens des réseaux privés Français tels que la Générale de santé).
variété des acteurs
Toujours est-il que parmi ce top 15 on trouve des acteurs du non lucratif laïque ( Banner Health) et religieux ( Baptist Health) , ainsi que des acteurs privés (Main Line Health). Pour bâtir ce palmarès, Thomson Reuters a étudié près de 300 organisations sur la base d'un indice composite de huit variables introduisant les notions de qualitatif, de perception du patient, et d'efficience.
Le classement se subdivise en 3 catégories :
Les gros réseaux (plus de 1,5 milliard de dollars de dépenses)
• Banner Health, Phoenix
• CareGroup Healthcare System, Boston
• Main Line Health, Bryn Mawr, Pa.
• Memorial Hermann Healthcare System, Houston
• St. Vincent Health, Indianapolis
Les réseaux moyens (entre 750 millions et 1.5 milliard)
• Baystate Health, Springfield, Mass.
• Geisinger Health System, Danville, Pa.
• HCA Central and West Texas Division, Austin, Texas
• Mission Health System, Asheville, N.C.
• Prime Healthcare Services, Ontario, Calif.
Les petits réseaux (- de 750 millions)
• Baptist Health, Montgomery, Ala.
• Maury Regional Healthcare System, Columbia, Tenn.
• Poudre Valley Health System, Fort Collins, Colo.
• Saint Joseph Regional Health System, Mishawaka, Ind.
• Tanner Health System, Carrolton, Ga.
Ont été notamment pris en compte :
- Les taux de mortalité les plus bas à 30 jours, (après la sortie de l'hôpital) stables pour les réseaux primés, alors que pour les autres, ont été constatées des augmentations significatives.
- Meilleurs taux de survie : les membres du top 15 ont 17% de décès en moins par rapport au module de référence, tandis que les autres ont 4% de plus (sachant qu'on parle ici de moyenne)
- Séjours à l'hôpital plus cours : Durée moyenne de séjour de 4.7 jour pour le top 15, 5.1 pour les autres
- Taux de réclamation patients 23% inférieur au score de référence pour le top 15
Conclusion :
L'évaluation des hôpitaux et des réseaux de santé est devenue une tendance lourde dans nos sociétés, de même que la diffusion des données auprès du public, (en France on pourra citer Platine, notamment). Est-ce une bonne chose, oui et non là est la question, oui dans un sens, car on ne saurait se plaindre de la transparence, mais quid de ceux qui n'ont pas le choix de l'établissement pour des raisons diverses? Quid des flux de patients induits par ces classements? Dans le cas ou des patients choisissent d'aller dans "un hôpital du top 15", qui a les moyen de ce déplacement? Quelle incidence sur la pertinence des données (composition sociale de la patientèle), etc. Comme on le voit, les palmarès s'ils sont une bonne chose ne sont pas sans poser des questions de fond...
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